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L'AEROPORT PITOMIK

LES INDISCRETIONS DE MARCUS BADINE

Les orques des Royaumes Oubliés vénèrent Gruumsh le Borgne, dont l'œil unique évoque celui du Fomoire Balor des légendes celtiques et, pour les lecteurs de Tolkien, celui qui brille en Mordor "où s'allongent les ombres."

L'AEROPORT PITOMIK Imprimer Envoyer
Écrit par Jaffar   
Samedi, 17 Novembre 2012 08:30

Evacuez les blessés, les russes arrivent !

Après presque un an d'absence sur nos tables de jeu (Dernière partie en Décembre 2011), Oll et moi avons disputé une partie de blitzkrieg, front de l'est.

Janvier 1943, Le pont aérien de Göring est un échec total. La luftwaffe tente de remplir sa mission, mais dès le début s'est un désastre. Tout d'abord Göring ne dispose pas des avions nécessaire. Ses forces comptent 180 JU52, moins de 100 Heinkel 111 et quelques Ju-86. A cet élément matériel s'ajoute un temps épouvantable.  Le général Fiebig nota dans son journal "temps épouvantable, nous essayons de voler mais impossible. Ici, à Tatsinkaïa, les tempêtes de neiges se succèdent sans interruption. La situation est désespérée". Les forces allemandes sont maintenant exsangues et manquent de nourriture ainsi que de munitions.

Une force avancée de la 3° armée de la Garde progresse vers l'aérodrome de Pitomik, qui est une des dernières portes de sortie pour permettre l'évacuation  des blessés. La garnison allemande à cours de munitions doit se battre jusqu'au dernier homme.

 

Période: janvier 1943.
Localisation: près de Stalingrad.
Durée de la partie: 8 tours.
Terrain: 180 x 120 cm.
Règles spéciales: les allemands se placent en premier en déploiement caché. Les canons et le char allemand sont à cours de munition: tout résultat de 5 ou moins au jet pour toucher signifie l'épuisement des munitions. Le StuG est aussi à cours d'essence et s'immobilise sur un jet de "1" avec 1d6 à chaque mouvement.
Conditions de victoire: le russe gagne s'il occupe les 5 objectifs du scénario - la ferme, le village, les hangars, la tour de contrôle et l'hôpital.

 

 

 

Forces allemandes

Garnison de Pitomik: se déploie dans les maisons du village et dans la ferme ou retranchée à plus de 60 cm du bord ouest de la table.

Une compagnie réduite de grenadiers (Ligne, Vétérans) sans aucune MG.
Un canon AC de 50L (Pak38)
3 retranchements.

Garnison de l'aérodrome: se déploie autour de la piste et dans les bâtiments.

Une compagnie réduite de grenadiers (Ligne, Vétérans) sans aucune MG.
Une section AA constituée d'un canon FlaK 36 de 88 mm et d'un canon AA de 20 mm.
3 retranchements.

Elément blindé: déployé à plus de 60 cm du bord ouest de la table.

Un StuG III F à cours d'essence.

 

3° Division de la garde.

Force avancée: se déploie dans les 30 cm du bord ouest de la table

Une compagnie de fusiliers (Réserve, Vétérans) avec un commissaire.
Une compagnie de fusiliers (Réserve, Vétérans) avec un commissaire.
Une section de 2 mortiers de 81 mm et un observateur indépendant.

Force de débordement: entre au tour 3 par le bord sud de la table, à gauche de la forêt.

Une compagnie de skieurs (Elite, Vétérans) dont une section armée de PM et classée reconnaissance.
Une section de 4 chars T34-76A.

 

 

 

La partie.

Les deux compagnies russes s'élancent vers les premiers objectifs et les premiers tirs sont échangés. La 2éme compagnie prend d'assaut la ferme et chasse les allemands présents qui subissent leurs premières pertes. Du côté russe, le commissaire politique calme les fuyards en exécutant les traîtres à la patrie.

La 1ére compagnie progresse vers le bois à l'entrée du village et y découvrent des soldats allemands. D'autres grenadiers ont pris position dans les izbas. L'armée allemande n'est plus que l'ombre d'elle-même et les russes ont une volonté d'acier (Après l'exécution d'un autre socle par le commissaire politique de l'unité). Les soldats de l'armée rouge prennent successivement toutes les maisons du village d'assaut, couvert par le tirs des mitrailleuses.

La compagnie de mortiers s'avère inefficace: l'un des deux mortiers tombe à coup de munition dès le début de la partie.

 

 

Au début du tour 3, les russes ont déjà bien progressé. Les silhouettes massives des T-34 se profilent à l'horizon, entourées d'une nuée de skieurs sibériens. Après s'être emparé de la ferme, la 2éme compagnie débusque un canon antichar dissimulé dans le bois. Les servants n'ont qu'une seule opportunité de tir avant que la marée rouge ne les engloutisse. Oll regrette amèrement de ne pas avoir eu l'opportunité de tirer au moins une fois sur mes T-34.

Ignorant la chance qui est la leur, les tankistes poussent leurs engins à fond et progressent rapidement vers le village. Ils vont bientôt devoir se frotter au canon de 88 qui défend l'aéroport. Dans la précipitation, j'oublie la règle qui me permet de transporter mes skieurs sur la caisse de blindé. Ce mouvement aurait été bien utile lors du lancement du débordement.

Quoiqu'il en soit, la 1ére compagnie ne lâche rien et s'empare finalement du village au prix de lourdes pertes. L'escadron de T-34 y prend immédiatement position au carrefour. Le canon de 88 ne parvient pas à percer le blindage, pas plus que le canon du Stug qui se révèle dans les bois au sud. Pire, le stug restera silencieux le reste de la partie: Oll a obtenu un résultat de 5 qui indique que le blindé allemand est à court de munition.

Les blindés russes poussent leur avantage et foncent sur les positions allemandes. Le canon de 88 échoue une nouvelle fois à percer le blindage des russes. Il n'aura plus l'occasion de tirer, les T-34 le réduisant définitivement au silence. Menacé par les derniers éléments de la 1ère compagnie, le  dernier canon anti-aérien de la Whermacht ouvre le feu sur les fantassins en approche, provoquant des pertes sévères dans les rares survivants qui, pourtant, ne lâcheront pas l'affaire. Pour le malheur d'Oll, le canon est lui aussi à court de munition.

 

 

 

 

La poussée russe est désormais irrésistible et les vétérans du Reich sont dans une situation désespérée. Pourtant, ils s'accrochent et chaque bâtiment fait l'objet de violents échanges de tir. Le temps joue désormais contre les russes, le dernier junker est presque prêt au décollage. Au tour 6, 4 socles d'allemands défendent encore l'aérodrome.

 

 

Alors que le tour 6 commence, toutes mes unités convergent vers les deux points de résistance allemand: la tour de contrôle et l'hôpital. Les unités allemandes sont presque totalement anéanties mais les survivants refusent de se rendre. Lorsque débute l'ultime tour de jeu, il ne reste que 2 socles d'infanterie à Oll. Ils vont subir un total de 36d6 d'attaque ! Mais devant l'ampleur de la menace, le moral des allemands s'écroule et les soldats allemands se rendent.

 

 

 

 

 

Conclusion.

Jaffar: la Mère Russie a enfin vaincu mais à l'ultime seconde. Les allemands sont terriblement tenaces, même s'ils sont affamés, sans arme et sans munition. Au final, la partie est loin d'être gagnée pour les russes dans ce scénario. Huit tours ne sont pas de trop pour couvrir la distance qui séparent les bords est et ouest. Chaque point de résistance allemand doit être réduit très rapidement. La charge à la baïonnette est la meilleure solution face à des allemands retranchés comme des morpions au c... La chance a été de mon côté avec l'épuisement des munitions pour l'ensemble des canons allemands ainsi que le canon du char. L'impossibilité pour le StuG de s'en prendre à mes T34-76A m'a retiré une vilaine épine du pied.

Oll : la lutte dans les étendues glacées fut difficile et prenante. C'est une course contre la montre pour le russe qui a la supériorité numérique mais doit prendre tous les objectifs de ce scénario. Je ne suis pas sûr que la défense de la ferme était une bonne idée, car les fantassins russes qui sont moins bien armés (classés "réserve" et donc tirant moins loin) étaient de suite très proches. En tous cas, le canon antichar était trop avancé et fut découvert avant l'arrivée des T34. J'ai manqué de chance sur mes tirs de canons et mes 2 bonnes pièces anti-char (88 et StuG) sont de suite tombées à court de munitions. Avec l'initiative au tour 5, j'aurais pu envoyer mon StuG écraser l'infanterie qui s'approchaient de l'aéroport avant qu'elle ne puisse assaillir le canon d'assaut, dommage. La guerre n'est pas finie, vivement la prochaine bataille !

Mon rapport de bataille est visible sur Imagifig.

Mise à jour le Mercredi, 28 Août 2013 09:00